vendredi 24 avril 2009

LA CRISE ECONOMIQUE MONDIALE, SES CAUSES ET SES RETOMBEES...

La Crise économique mondiale frappe déjà de plein fouet beaucoup de pays, même dans l'hémisphère Nord. Beaucoup d'entreprises commencent à licencier en masse et bon nombre de banques ont fait banqueroute. Dans l'entretemps, beaucoup de patrons, des dirigeants politiques ou des entrepreneurs en Europe ou en Amérique sont soit séquestrés par leurs employés, soit inculpés pour cause de détournement des fonds publics importants.
Nos pays d'Afrique ne font pas exception. Des sommets s'organisent pour trouver ensemble des solutions. On peut évoquer ici le sommet de G20 qui s'est tenu à Londres. Un pauvre vendeur des journeaux, TOMWILLSON, lors d'une manifestation contre ledit sommet, succombera quelques instants après avoir été jeté violament à terre par un policier. Le sommet de tous les espoirs tourne au drame des désespérés comme on pouvait bien s'y attendre. Il y a donc lieu de prendre en compte le cri des anti-mondialistes ou les alter-mondialistes. ceux-ci manifestent bel et bien contre un ordre injuste qui maintient le statu quo entre d'une part des riches puissants de plus en plus forts et d'autre part, des économiquement faibles qui voient chaque jour s'aggraver leur condition sociale.
Même dans notre pays, la RD-Congo, les dirigeants ont adopté le langage de la crise mondiale pour expliquer ou justifier certaines politiques de récession économique, des salaires toujours bas pour les fonctionnaires, l'inflation galopante, la corruption, le détournement ou encore la dégradation des infrastructures socio-économiques.
A-t-on touché vraiment le problème du doigt? Le pape Bénoît XVI lève donc le ton. Usant de ton autorité morale sur l'ensemble des systèmes politiques actuels, il se fait la voix autorisée et la conscience critique de la majorité des opprimés pour dénoncer le mal à la racine.
Nous reprenons ici un extrait de sa Catéchèse du Mercredi 22 Avril 2009 telle que publiée dans le journal romain, l'" Osservatore Romano " et reprise dans l'Agence d'information du Vatican, ZENIT.
Pour le Pape Benoit XVI, " la cupidité est à la racine de la crise économique mondiale ". Pour le Saint Père, en effet, " la lutte du baptisé contre le mal commence en lui-même et quelle est essentiellement une lutte contre la cupidité, l'avidité, " racine de tous les vices". Le Pape enchaîne en disant que " même dans la crise économique mondiale actuelle, on pouvait reconnaître les signes d'une " avidité des gains" chez certains " riches et puissants".
Ces propos du Pape nous sont rapportés au moment même où dans notre pays, la RD-Congo on a élu un nouveau Président à la tête du Parlement national.
Toutefois la presse congolaise donne un tableau sombre de l'heureux gagnant de ces soi disant élections démocratiques. Ancien secrétaire général de l'AMP ( Alliance pour la majorité présidentielle ), Mr Boshab a dû autrefois démissionné du cabinet présidentiel pour cause de détournement des fonds publics. Une bagatelle somme de 32.000.000, - $, facture du courant de la SNEL payée par le Congo voisin ont été subtilisés sous sa responsabilité.
N'est-ce pas bien là de l'avidité mise au grand jour dans ce forum intercongolais, consacrant, par le fait même, le règne de l'impunité?
Les députés congolais sont des élus du peuple. Toutes tendances confondues, ils ont reçu un mandat du peuple au nom duquel ils siègent dans l'Assemblée. Par ce fait même, ils doivent défendre le peuple contre toute dérive du pouvoir. Ils ont à promouvoir d'abord l'intérêt du peuple ou ceux de l'Etat qui vont dans le sens de l'amélioration des conditions sociales des citoyens. La classe politique congolaise est reputée pour ses tergiversations. Elle vit au rythme des intérêts en jeu. Très souvent, les débats au Parlement s'enlisent dans l'opposition stérile entre le pouvoir et l'opposition. Rien, dans l'entretemps, ne change ou ne fait en faveur du peuple qui souffre. Si ce ne sont pas par des conflits armés, c'est sûrement par la misère , le chômage, la faim et la maladie que notre population périt. la vie dans l'arrière-pays ressemble à un dur combat pour la vie. les Anglais parlent de "Struggle for life ".
Pour notre pauvre population, c'est un combat qu'elle mène à bout de force. Les parents sont acculés face aux problèmes au quotidien ( minerval, soins de santé, éducation, le manger et le logement, l'habillement..,etc)...
Chaque famille se trouve une stratégie pour survivre. Tout devient incertain. Même le simple déplacement à l'intérieur du pays devient un casse-tête. Routes impraticables, rareté des occasions reliant une agglomération à une autre, tracasseries politico-administratives, surpopulation et crise endémique. Retour brusque et incontrôlé, bon gré malgré, aux moyens traditionnels que sont la marche à pieds, la pirogue voire le tipoy pour des cas graves de maladie. Bref, nous vivons une catastrophe humanitaire à peine perceptible. la recrudscence des anti-valeurs en est l'exemple palpable.
Il n'est pas rare de voir beaucoup de parents imposer à leurs filles ou petits garçons de faire vivre leurs familles pendant leurs temps de vacances ou même pendant des jours ouvrages lorsque leurs camarades sont allés à l'école étudier. le taux de réussite devient très bas dans des mileiux réculés. les enfants passent tous leurs temps à travailler aux champs avec leurs parents pour survivre, releguant ainsi au second plan la révision des matières, un exercice pédagogique classique pour réussir sans difficulté aux examens. Tel est le drame moral de la jeunesse aujourd'hui, sacrificié, pourrait-on dire, de génération en génération. Un spectacle qui s'observe très souvent les jours de détente ou de congé des élèves.

Abbé Jef BELEPE, Recteur.-
Elèves du primaire et du secondaire, revenant des champs et portant sur leurs dos des bois de chauffage pour cuisiner. la plupart d'entre elles suivent la formation religieuses et humaine dans nos groupes initiatiques de Kizito-Anuarite ( KA ).

lundi 20 avril 2009

RENTRE AU VILLAGE POUR LE DEUIL DE SON EPOUSE, L'ETUDIANT ALEXIS NSAMALO RACONTE...

Rentré dans son village natal pour le deuil de son Epouse, l'Etudiant Alexis Nsamalo nous est revenu plus tôt que prévu. Nous étions tous surpris de le voir nous revenir plus vite que ça. C'est cale même qui nous a poussé à lui demander de nous donner ses propres impressions après un tel malheur.
L'Etudiant Alexis Nsamalo, pour mémoire, a été envoyé par la Paroisse Bienheureuse Anuarite d'Ibamba, dans la région pastorale Nord. L'an dernier, il était bel et bien arrivé avec son épouse et ses trois enfants. Bien sûr, l'année passée, son épouse nous était arrivée ici malade et l'Institut n'a pas manqué de faire tout ce qui est possible pour qu'elle recouvre la santé. Jusqu'au moment du départ pour les vacances, rien ne présageait le pire pour elle. Toutefois, au début de cette année académique, notre ami Alexis Nsamalo n'est pas revenu avec son épouse. Ensemble avec elle, ils avaient décidé qu'elle reste au village avec tous les enfants pour suivre des soins traditionnnels. mais voilà que le 12 Février 2009, alors que tous les prêtres réunis à Inongo pour une Assemblée spéciale, finissaient leurs réunions, on nous annoncera en phonie que Maman Eyenga avait bel et bien rendu l'âme au village même de ses parents.
Nous n'avions pas caché la nouvelle à son mari qui, jusque là, vivait tout seul. Pris en pitié par son bailleur et ses proches voisins ici à Inongo, l'Etudiant Alexis Nsamalo avait su se dépasser pour ne pas trop se lamenter sur le sort qui était désormais le sien. Il était tout indiqué qu'il devrait rejoindre sa belle famille au village et pleurer comme la coutume l'exige son épouse.
Profitant du retour des Abbés de la région pastorale Nord, il s'était embarqué avec eux dans leur barque motorisée. Et le même jour, ils avaient atteint Kiri. Après un petit repos à kiri chez sa grande soeur, il reprendra encore la route, et marchera deux jours durant, à pieds pour atteindre son village. Il se conformera aux exigences coutumières en pareilles circonstances: présence physique, attitude obligatoire de deuil, pourparlers entre les deux familles ou avec la belle famille..., etc.
Nous croyions que notre Alexis sera retenu pour longtemps par sa belle famille. Quelle ne fut pas notre surprise de le voir revenir si tôt? En effet, bien que la belle famille ait exigé 60.000,- Fc, une chèvre et certaines autres valeurs dotales comme les barres de fer traditionnelles ( "Balenge "), la belle famille n'a pas voulu voir l'époux de leur défunte fille rater sa formation suite au décès de sa préférée. Les parents de sa femme décédée l'avaient ainsi laissé repartir sur Kiri pour rejoindre Inongo. Quant aux palabres post-mortuaires, sa famille s'en occupera après lui. Un cas rare dans cette contrée des Ekonda et un exemple palpable à imiter pour nos chrétiens qui, trop souvent, se laissent aller à des pratiques païennes dictées par la coutume en réléguant au second plan leur foi.
Quant à Alexis lui-même, il a retrouvé son sourire et son courage pour affronter sans peur la nouvelle année qui s'annonce dure pour lui parce que sans son épouse.
L'Etudiant Alexis Nsamalo n'a pas manqué de remercier les prêtres de sa paroisse pour leur encadrement et pour avoir pesé de tout leur poids pour que sa belle famille ne le retienne pas longtemps comme d'habitude. Il n'a pas non plus oublié de dire un sincère merci à son bailleur qui l'a intégré dans sa propre famille et qui le considère désormais comme son frère plutôt que comme son hôte.
Nous ne pouvons que donner en exemple le courage et la persévérance de l'Etudiant Alexis Nsamalo qui, déjà et devant un tel drame pour un homme marié, vit lui-même l'Evangile qu'il aura à prêcher demain à d'autres dans un radicalisme qui ne tolère aucune compromission.
A. Jef BELEPE, Recteur.-

mercredi 15 avril 2009

Mgr PHILIPPE EN VISITE AUPRES DES FAMILLES DES ETUDIANTS EPROUVES

Mardi 14 Avril 2009, dans l'Octave de Pâques et à la veille de son voyage pour l'Europe, Mgr Philippe a tenu à rendre visite aux familles de nos Etudiants éprouvés depuis le début de cette Année académique. Dans son mot d'adresse, il a exprimé aux étudiants toute sa peine pour le cas des décès enregistrés. Des moments difficiles vécus pour chaque cas, ensemble avec les camarades étudiants ont constitué pour tout un chacun d'éudiant, une occasion particulière de lire les événements au nom de la foi. Même lorsqu'il était question de vivre cela à partir des nouvelles provenant du village. Mgr l'Evêque n'a pas hésité à évoquer, pour illustration, son propre cas au moment du décès de sa mère. Seule notre Espérance en la résurection des morts nous reconforte de la douleur que nous cause cette séparation brusque et souvent inattendue d'avec nos proches. En méditant sur l'Evangile du jour, Son Excellence a fait recours aux Ecritures saintes pour raviver notre Espérance en la ressurection. L'Episode évangélique de l'apparition à Marie madeleine nous est une illustration parfaite. Le Christ interpelle marie par son nom alors que celle-ci est tout plongée dans son deuil et sa douleur, desemparée qu'elle était devant le tombeau de Jésus. le " tombeau vide" est une image qui ne trompe plus. dans le Ressuscité, il n' y a plus de mort. Ce mystère du mal qui englobe nos vies paraît désormais sans consistance. le Christ en a brisé les liens squi nous y rendainet captifs. Ensevelis dans sa mort, le baptisé en sort vivant et ressuscité avec Lui et pour Lui. En guise de conclusion, Mgr Philippe a donné sa participation pour essuyer les larmes du deuil et donner de l'espoir pour une vie nouvelle. Une enveloppe a été remise au Chef de promotion pour clôturer le deuil par un symbole fraternel fort et plein de solidarité avec ceux qui pleurent.
Présents avec leurs épouses, les Etudiants ont salué ce geste de Son Excellence avec beaucoup de gratitude et l'ont remercié pour sa sollicitude et sa compassion à l'égard de leurs camarades éprouvés. Un dicton " nkundo" ne dit-il pas qu'un deuil sans bruit est un signe de manque de fraternité!( " Ilako nkoyoko, nkotonga" ).
Prenant à son tour la parole, l'Abbé Recteur a tenu, au nom de toute la Communauté estudiantine, à remercier l'Evêque pour sa présence reconfortante et son adresse de compassion. Etre responsable, c'est porter le fardeau des autres par maour pour eux. Et comme l'éléphant qui porte ses défences et ne s'en défait point, on ne doit sous aucun nous en débarrasser, a-t-il conclu.
Mgr l'Evêque a béni les Etudiants et leur a donné rendez-vous dans un mois et démi après son voyage.
A. Jef BELEPE, Recteur.

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lundi 13 avril 2009

ALLELUIA, VOYAGEUSE NOUS INVITE A LA JOIE PASCALE...

Alléluia il est ressuscité, Il est vivant ! Puisse-t-Il vivre de plus en plus en chacun de nous ! Joyeuse fête de la résurrection, cher ami.
Je viens de lire votre dernier article et je suis en admiration devant le travail accompli malgré les nombreuses difficultés.
J'apprécie surtout l'intervention de la soeur qui s'occupe des épouses des étudiants. Il est vrai que la femme a un grand rôle à jouer auprès de leurs époux, mais aussi au sein de l'église.
Elles étaient présentes tout au long de la vie de Jésus, elles étaient présentes au pied de la croix, et c'est encore elles qui ont annoncées les premières la ressurection de Jésus. ( St Luc chap.24 verset 1à 10 ) N'ont elles pas un rôle magnifique ?
Sur ces quelques mots je vous quitte en vous souhaitant encore " Joyeuse fête de la résurrection "
Marie la voyageuse

DE ROME, LE PAPE NOUS INTERPELLE POUR LES JEUNES...

ROME, Dimanche 12 avril 2009 (ZENIT.org) -
Malgré les difficultés que traverse l'Eglise et qui sont pour certain le signe qu'elle est en train de sombrer, le pape Benoît XVI a assuré lors de la vigile pascale, que grâce à la résurrection du Christ, l'Eglise est « hissée hors de la force de gravité de la mort et du mal ».
Au cours de la vigile, qu'il a présidée dans une basilique Saint-Pierre comble, Benoît XVI a également conféré le baptême à cinq adultes : deux hommes d'Italie et trois femmes, une Chinoise, une Italienne et une américaine.
« Alors qu'au fond elle devrait sombrer, l'Église chante le chant d'action de grâce de ceux qui sont sauvés. Elle marche sur les eaux de mort de l'histoire et toutefois elle est déjà ressuscitée », a expliqué le pape dans son homélie.
« En chantant, elle s'agrippe à la main du Seigneur, qui la tient au-dessus des eaux. Et elle sait qu'ainsi elle est hissée hors de la force de gravité de la mort et du mal - force à laquelle il serait impossible autrement d'échapper - qu'elle est élevée et attirée au sein de la force de gravité de Dieu, de la vérité et de l'amour », a-t-il ajouté.
« Pour l'instant, elle se trouve encore entre les deux champs de gravité. Mais depuis que le Christ est ressuscité, la gravitation de l'amour est plus forte que celle de la haine ; la force de gravité de la vie est plus forte que celle de la mort », a-t-il poursuivi.
« N'est-ce pas là réellement la situation de l'Église de tout temps ? s'est interrogé le pape. On a toujours l'impression qu'elle doit sombrer et, toujours, elle est déjà sauvée ».
« Saint Paul a décrit cette situation par ces mots : ‘On nous croit mourants, et nous sommes bien vivants' ( 2 Co 6, 9). La main salvatrice du Seigneur nous soutient, et ainsi nous pouvons chanter dès à présent le chant de ceux qui sont sauvés, le chant nouveau de ceux qui sont ressuscités : alléluia ! Amen », a ajouté le pape.
La vigile pascale a commencé à 21 heures, dans l'atrium de la basilique Saint-Pierre plongée dans un profond silence. Puis le feu nouveau a été béni, le cierge pascal, symbole du Christ, « lumière du monde », a été allumé.
La procession vers l'autel majeur de la basilique a alors commencé, dans l'obscurité puis la basilique s'est éclairée de la lueur des milliers de bougies dont s'étaient munis les fidèles, progressivement allumées au cierge pascal.
Quand la procession est arrivée à l'autel, toutes les lumières ont été allumées et le chant de l'Exultet, qui parcourt l'histoire du salut, a été entonné.
Evoquant le symbole du Christ, lumière du monde, le pape a déclaré durant l'homélie : « Combien sa compassion doit être grande aussi pour notre temps devant tous les grands discours derrière lesquels se cache en réalité un profond désarrois ! Où devons-nous aller ? Quelles sont les valeurs sur lesquelles nous pouvons nous régler ? Les valeurs selon lesquelles nous pouvons éduquer les jeunes, sans leur donner des règles qui peut-être ne résisteront pas, ni exiger d'eux des choses qui peut-être ne doivent pas leur être imposées ? »
La réponse est le Christ, a assuré le pape. « Il est la Lumière ».

L'INSTITUT ENTEND SE DOTER DES MOYENS PROPRES

L'Institut de Catéchèse Inongo est une institution de formation où les Etudiants sont initiés à se prendre en charge eux-mêmes en participant à des programmes d'activités agro-pastorales. les travaux des champs et l'élevage figurent au premier plan de

PAQUES A LA PAROISSE SAINT JEAN-BAPTISTE D'INONGO

Dimanche de Pâques, comme de tradition ici à Inongo, Son Excellence Mgr l’Evêque Philippe Nkiere, notre Evêque, a célébré la messe du jour à la Paroisse Saint Jean-Baptiste d’Inongo, dans le Quartier périphérique de Likwangola. Pour de nombreux chrétiens venus à cette Eucharistie solennelle, la Joie pascale était bien visible, et cela, durant toute la célébration. Dans une Eglise comble, Mgr l’Evêque a lu, à l’intention des auditeurs, sa lettre pastorale pour Pâques, ponctuée des commentaires et des exemples concrets, pour une meilleure relecture par rapport à la vie de foi. Pour l’essentiel du Message, on retiendra l’invitation à suivre le Ressuscité, d’abord, dans la réalité historique même de sa vie en Galilée. Le même Christ, Ressuscité le premier jour de la semaine, a passé sa vie, durant sa vie terrestre, à manifester l’amour de Dieu aux hommes par sa prédication et même en actes. Ceux de sa région d’origine, les Galiléens, l’ont reconnu comme « fils du charpentier », travaillant de ses propres mains pour vivre et faire vivre ses parents. Il s’est impliqué sans gêne dans le travail humain. Sa compassion pour les pauvres, les marginalisés et les rebuts de la société était fondé dans un amour infini et en plénitude. « Je suis venu pour qu’ils aient la Vie, et qu’ils l’aient en abondance » ( Jean 10,10 ). Faisant ensuite allusion à l’Assemblée des prêtres diocésains tenue au mois de février 2009, ici à Inongo, Mgr l’Evêque a exhorté son troupeau diocésain à fuir l’oisiveté ( Cfr 2 Thessalonique 3, 10 - 12 ) pour se mettre résolument ensemble au travail productif, seule issue pour sortir de l’impasse économique actuelle. Sa lettre pastorale pour Pâques comporte les mêmes accents que le programme pastoral annuel pour l’Année 2009. Mgr l’Evêque invite toute la Communauté diocésaine à un programme agro-pastoral multidimensionnel : champs communautaires, élevages, jardinages, hygiène et propreté des lieux publiques, aménagement des sources d’eau potable, entretien des routes et de l’habitat.
Enfin, Yâ Philippe a encouragé la Communauté chrétienne et l’a une fois de plus exhorté à soutenir toutes les initiatives pastorales et tous les efforts allant dans le sens de la promotion intégrale de l’homme. L’implication de toutes les couches sociales est un témoignage chrétien authentique. Chacun, en ce qui le concerne, s’emploiera à faire tout ce qui est possible pour la réalisation harmonieuse de ces objectifs. Ce travail, a-t-il insisté, sera de longue haleine. Il requiert notre assentiment à tous et bien de sacrifice et d’abnégation, en signe de conversion de cœurs, de changement d’attitude et de mentalité.
Mgr l’Evêque a terminé son allocution en réaffirmant sa foi au Christ ressuscité, gage du salut pour l’Afrique tout entière.
Fiers d’une longue préparation intérieure depuis le Carême, les Chrétiens de la Paroisse Saint Jean-Baptiste ne sont pas restés indifférents au Message de leur Père Evêque. Déjà, durant la collecte et la procession des offrandes, les différentes CEV de la Paroisse ont présenté à ce Ministre de Dieu, l’Officiant des cérémonies les divers produits de notre terre du Mai-Ndombe, fruits d’un labeur sans répit et entrepris avec amour par tant d’hommes et de femmes pour faire vivre de nombreux ménages aujourd’hui. Que ces produits offerts en signe de gratitude et de louange à la Providence infinie de Dieu, nous soient aussi le signe du Pain rompu et partagé pour le salut du monde.
A la fin de la Messe, Mgr l’Evêque nous a présenté aussi le Rév. Frère Paul NSENGAMBO, candidat de la Paroisse Saint pour la vie religieuse, revenu de Kinshasa après sa première année de Noviciat chez les Frères Joséphites de Kisantu.



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samedi 11 avril 2009

COMPTE RENDU DU CONSEIL ACADEMIQUE DU 01 AVRIL 2009



Présents
- Prof Assistant Boko - Abbé Chancelier Mbaw-Mbaw
- Sr Séraphine Mputu - A.P Faustin Ndwalala
- Sr Umba Adolphine - Abbé Joseph Belepe
- Sr Umba Charlotte

Points à l’ordre du jour

I. Audition du P.V du rapport du Conseil Académique du 29 Mars 2009 fait par l’A.P Isidore Bolikala.

Constat
le rapport fait par le Secrétariat Administratif a omis 4 points soulevés lors de la rencontre précédente :
- Le problème de la Collégialité dans les décisions à prendre. Que le Recteur ne décide pas seul ni gérer seul l’Institution.
- Le Conseil de gestion doit être beaucoup plus opérationnel avec implication de tous les membres
- Le problème du niveau des Etudiants à débattre encore
- Le problème de communication au niveau du Corps professoral et des Administratifs, surtout par téléphone pour des informations utiles et en cas d’urgence.

Les membres du Conseil Académique ont continué les échanges sur les 4 points mentionnés. Il a été évidemment nécessaire d’entendre aussi le compte rendu du Conseil de délibération de l’Année Académique 2007 – 2008.

II. Audition du P.V du Conseil de délibération de l’Année académique 2007 – 2008
L'An dernier, le Conseil s'était réuni seulement avec la moitié du corps professoral. les autres membres avaient déjà voyagé pour les vavances. il a été question des résultats des examens de la première session tenue au mois de juillet. Il en resoort le constat ci-après:
- Un seul Etudiant a réussi avec la mention distinction l’ensemble des épreuves organisées en 1re Session: Mpia Albert avec 70 %.
- 6 autres Etudiants ont satisfait : Mpizu, 63,7 ; Imuka, 63,1 ; Dembock, 61,2 ; Nsamalo : 53,1 ; Nsele, 52,5 et Mpia Modeste, 50,6.
- Le reste des Etudiants ( 6 ) présente des résultats médiocres. Qu'à cela ne tienne, le Conseil doit statuer sur leurs cas respectifs.
- La moyenne des réussites est 53,8.
II. Délibération
- Au vu de ces résultats, les membres du Conseil Académique présents à la rencontre ont insisté sur la qualité des enseignements à donner et surtout sur le niveau intellectuel à acquérir par les étudiants. Il ne s’agit pas pour l’institut de former des personnes qui feront piètre figure sur terrain. Des questions pertinentes ont été posées :
- S’agit-t-il de la 2ème année d’étude ou d’expérimentation ?
- Quel sort réservé aux étudiants qui échouent ?
- Que vise-t-on finalement, une qualification, une formation tout cours ou les deux à la fois ?

Le Recteur n’est pas allé par 4 chemins pour répondre aux différentes questions. L’Institut forme des Agents pastoraux compétents pour le ministère qu’ils auront à exercer demain. L’histoire de cette Institution prouve à suffisance qu’on est passé d’un niveau moyen, cycle court de 2 ans vers un niveau plus complet ( 3 ans ), avec des avancées remarquables, notamment l’introduction du français dans l’enseignement, l’appel à des professeurs d’Institut Supérieur, un programme des cours aussi consistants que dans d’autres maisons de formation comme l’ISSR. On ne perdra pas de vue, par ailleurs, qu’il ne s’agit encore pour nous que d’ un cycle d’expérimentation ( ad experimendum ) pour viser à un niveau plus haut, donc universitaire. Nous y allons molo-molo et les difficultés actuelles nous servent de background dans l’élaboration des statuts définitifs de l’Institut, des critères d’admission des étudiants, des critères de délibération des examens, du passage des classes pour les Etudiants, du redoublement pour certains voire de leur exclusion définitive pour cause d’insuffisance intellectuelle ou d’échecs graves, des choix des cours et des professeurs, de l’orientation même de la formation, en général.

En ce qui concerne les cours dispensés et les examens passés l’an dernier, les membres sont unanimes et ont décidé pour de ce qui suit :
- L’expérience de l’année passée continue, c’est-à-dire, les cours qui n’ont pas été achevés ou ceux qui n’ont pas été enseignés doivent continuer ; les Professeurs donneront des examens pour les cours dispensés ; les Etudiants qui ont échoué aux épreuves de l’année passée, doivent passer d’abord un examen de 2ème session dès la rentrée des Pâques, après leurs vacances.
- Tous ceux qui n’ont pas réussi avec une moyenne de 50 % aux examens préliminaires, sont assimilés aux ajournés totaux et reprennent tous les examens.
- Les Etudiants qui n’ont pas distingué reprendront seulement des cours où ils ont eu des échecs.
- Une prochaine rencontre académique est à programmer après les résultats de la 2ème Session.
- Les Professeurs ont réaffirmé leur volonté de continuer les enseignements et de prendre à cœur la formation de nos collaborateurs laïcs.
- Nous avions, en outre, apprécié l’évaluation présentée par la Révérende Sr Umba Charlotte sur la formation des Epouses des étudiants. Responsable de la formation des Epouses des Etudiants, la Sr Charlotte a d’abord déploré le peu d’intérêt accordé au rôle de la femme aujourd’hui, un rôle pourtant irremplaçable puisque complémentaire à celui de l’homme. La Sr Charlotte n’a pas manqué ensuite de s’intéresser au problème crucial du niveau intellectuel de leurs époux.
- Il nous faut trouver ensemble une stratégie pour résoudre cet épineux problème.

IV. VARIA
1.Informations:
- L’Etudiant faustin Mopaya est renter au village avec toute la famille après le décès de leur fils, son épouse étant très traumatisée.
- L’A.P Isidore Bolikala, Secrétaire Administratif a été empêché suite au décès de son fils.
- Beaucoup des Confrères prêtres se sont excusés en raison de derniers préparatifs de la fête de pâques ( retraites, Neuvaines, Confessions ).
- Il a été demandé à l’Assistant pastoral NKANDA BOLENGE d’initier les Etudiants à la tenue des Registres de Baptême et de Mariage.

2.Evaluation de la rencontre
Bien que la parole n’ait pas été donnée à tout le monde pour ce dernier point puisqu’il faisait déjà noir dans la salle, on peut résumer la rencontre comme suit :

- La rencontre n’est pas passée à côté de points prévus dans l’ordre du jour. Ceux ont été abordés avec réalisme et dans un souci constant d’amélioration en vue de faire meiux dans l’avenir. L taux de participation a été l’important. On ne s’est pas enlisé dans des débats stériles.
- Certains malentendus ont été dissipés surtout autour de la paie des professeurs. Ceux-ci se sont vus même invités à prendre à crédit certains articles dans la cantine de l’Institut en attendant leur rémunération.

Le Mot de la fin
- Le Recteur a remercié tous les Professeurs pour leur présence et bien plus pour tous les services rendus l’An dernier au prix de tant de sacrifices et d’abnégation. C’est pour eux une forme particulière d’apostolat dans notre Diocèse, à côté de tant d’autres aspects. La formation, on ne le dira jamais assez, constitue la priorité des priorités.
- Le Recteur a clôturé la rencontre par la prière finale.
- Commencée légèrement après 16 h 00 par la prière, la rencontre du 01 Avril 2009 n’a pas été un poisson d’Avril. Celle-ci s’est, au contraire, bien terminée aux environs de 17 h 45.
Fait à Inongo, le 11 Avril 2009.-

Abbé Joseph BELEPE, Recteur.-

mercredi 8 avril 2009

LA FORMATION DES MINISTRES LAÏCS AUJOURD'HUI. L'EXPERIENCE DU DIOCESE D'INONGO

C'est en hommage déférent à son tout premier Evêque, Mgr J. Van Cauwelaert que le Diocèse d'Inongo possède une expérience éprouvée dans la formation des ministrs laïcs.
I. Données du Concile Vatican II
Le Concile Vatican II, comme on le sait, a ouvert larges pespectives dans la manière de considérer aujourd'hui les Laïcs comme membres à part entière dans l'Eglise. Bien plus, c'est la conception même de la nature de l'Eglise et de sa mission dans le monde de ce temps qui a changé et qui, par le fait même a revêtu des accents particuliers face aux besoins de la société et de nouveaux appels de l'Esprit.
Au Concile vatican II, l'Eglise s'est définie comme sacrement universel de salut, c'est-à-dire comme " le signe et le moyen de l'union intime avec Dieu et de l'unité du genre humain ". Les Pères conciliaires ont recouru à tant d'images pour traduire la réalité du mystère de l'Eglise. " Eglise Peuple de Dieu ", " Eglise Communion ", " Eglise Corps du Christ ", " Eglise Temple de l'Esprit" sont autant d'expressions authentiques qui corrigent une conception pyramidale de l'Eglise pour laisser place à sa dimension plus cachée et plus proche de sa nature intime . Le mystère se laisse désormais apprehendé à travers les traits d'une réalité plutôt communautaire, universelle, historique et en marche dans la diveristé culturelle et géographique de différents peuples. Vatican II, c'est le concile de la communion des baptisés, de leur vocation commune à bâtir ensemble, au nom de leur baptême, un monde nouveau. Beaucoup d'options ont été levées pour vivre la dimmension on ne peut plus missionnaire de l'Eglise. Les Eglise de mission se découvrent comme prises dans une dynamique essentiellement missionnaire. Ces dernières voeint posées de manière accrue les questions liées à l'inculturation du Message, des questions portant sur leur autonomie matérielle et financière ou celles plus fondamentales concernant de nouveaux ministères pour leur enracinement et leur expansion. de Bon nombre de secteurs ont connu un véritable aggiornamento ( changement ). Nous nous limiterons à ce qui touche aux ministères laïcs.
II. POUR UNE EGLISE LOCALE INCULTUREE
C'est à partir des problèmes concrets posés à partir de la foi que les Eglise locales d'Afrique ont senti le besoin et la nécessité de revêtir un visage particulier pour témoigner du Christ et de leur identité foncière. Bien évidemment une intese activité théolgique s'est développera la suite sous l'impulsion des options et des orientations pastorales du Concile Vatican II. Toutefois, en pays de mission, les efforts d'inculturtion du Message sont remarquables. Les missionnaires veulent traduire dans la vie, la culture et les réalités quotidiennes l'essentiel du Message de salut. A cette époque, ils ne compteront sur le zèle missionnaire et la ferveur religieuse de catéchistes dévots, jouant, à ce niveau et dans leur communauté respective, un rôle ponctuel d'assistance et de suppléance des missionnaires blancs, pendant leur tournée pastorale ou en l'absence. Ils seront reconnus dans ce rôle irremplaçable pour l'implantation des Eglise locales. Rien de plus... ( A suivre ).



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lundi 6 avril 2009

LES NOCES DE LA NATIVITE

Noël 2008, en ce Mercredi 24 Décembre 2008, à la veille au soir du Jour de la nativité, Mr Rodolph BOKO Ngwame convolait en justes Noces avec son Epouse et bien aimée Marthe BOKO en l'Eglise Saint Jean-Baptiste d'Inongo. Projet de longue date, le mariage célébré en cette veillée de la Nativité fut un moment de grande solennité où les Epoux ont échangé dans un acte de donation réciproque et définitive leur consentement à vivre pour le " Meilleur et le Pire ". Cette formule devenue universelle et comparable à un serment public, les deux époux se l'approprient tout d'abord au nom de leur foi commune et de leur baptême. C'est enracinés dans cette même foi qu'ils ont voulu ensemble suivre le Christ Epoux pour se préparer dès ici bas, et ensemble, aux Noces eschatologiques avec Lui. On ne s'étonnera guère qu'une telle célébration soit tout d'abord placée sous le signe de l'Alliance avec Dieu ou garantie par sa fidélité ( cfr Catéchisme de l'Eglise Catholique). La Bible évoque admirablement le bonheur d'une telle Alliance à l'image d'un amour aussi fort que la mort et que les torrents d'eaux ne peuvent submerger ( Cfr Cantiques 8, 6 - 7 ). C'est au nom de sa foi que les Epoux se sont engagés à vivre la réalité d'un mystère qui se traduit par le langage du corps, signe d'une union de coeur et en esprit. La foule des Etudiants de l'ISP/Inongo et des chrétiens de la paroisse Saint Jean-Baptiste venue nombreuse à cette célébration a admiré le sérieux de l'engagement et surtout l'exemple que le couple donne désormais à tant des chrétiens indécis. Professeur assistant à l'ISP/Inongo et Visiteur à l'Institut de pastorale et de Catéchèse Biblique, Mr Rodolph BOKO et son Epouse Marthe ont rassuré leurs familles et même des amis à eux quant à cette forme d'engagement au service de l'Eglise et des autres. Pour le milieu intellectuel où ils évoluent, ce courage prophétique se passe de tout commentaire.
L'Eglise célèbre le mariage entre deux baptisés sous le signe du sacrement de la Nouvelle Alliance conclue entre le christ et son Eglise qu'il a voulue lui-même " sans tâche, sans rides, immaculée, belle et resplendissante "(Cfr Eph 5, 22-28). Saint Paul écrit à l'intention des Epoux chrétiens les liens sacrés qui les unissent désormais et qui par le fait même sont irrévocables.
L'Eglise catholique célèbre l'union entre l'homme et la femme sous le signe de la prévenance de l'amour divin et de la miséricorde divine. Le péché des premiers parents n'a pas entâché la vocation de l'homme à aimer. Créé et appelé à la vie par amour divin, l'homme est naturellement porté à aimer pour vivre et à parachever le dessein de Dieu. Le mariage est une institution divine. L'homme ne l'a point inventé. Au cours des âges et des époques, les différentes cultures de l'humanité en ont fait des adaptations selon les milieux et en fonction des intérêts en présence, sans rien changer de cette institution quasi naturelle. Et celle-ci a resisté aux civilisations et aux époques, aux fluctuations de l'homme. Une union qui consacre l'égalité, la complémentarité, l'entraide, la procréation, la fécondité spirituelle et physique, le respect pour la vie et la perpétuation de l'espèce humaine semble de nos jours revêtir d'autres formes. La paternité et la maternité responsables semblent réléguées au second plan. Plusieurs contracts matrimoniaux vont dans le sens qui privilégie l'égoïsme de l'homme ou de la femme.
Une pastorale familiale qui exhorte les Epoux à se donner totalement dans un amour oblatif, total et définitif court de plus en plus le risque d'un langage dur pour ses auditeurs, voire adapté par les temps qui courrent. Beaucoup des communautés chrétiennes font tout ce qui est possible pour accompagner les fiancés qui doivent être profondément instruits de propriétés du mariage sacrement d'amour.
Pour nous africains, plusieurs obstacles doivent être rélevés partant de nos coutumes: dot, stérilité de la femme, doute sur le ou la conjointe, mariage préférentiel, polygamie, néo-paganisme, l'endoctrinement des sectes, l'infidélité croissante, difficultés financières, le manque des modèles.
En situation pastorale, beaucoup des jeunes sont confrontés à la dure réalité d'un engagement qui ne les motive plus. Ces derniers ont plutôt peur devant les exigences d'un tel engagement. Très souvent certains parents montent les enchères lorsqu'il faut donner leur fille en mariage. le coût élevé de la dot fait que certaines filles sont " livrées " comme une marchandise aux plus offrants. Pour certains qui rêvent d'un amour vrai et réciproque entre les époux, la spéculation financière constitue bien un obstacle majeur. Eduquer à l'amour nous semble l'une des options majeures face à la crise actuelle. Rien d'étonnant à la réalité d'aujourd'hui. Les mariages religieux sont devenus l'apanage de grands centres. Une culture d'affranchissement pour ceux qui vivent en ville par rapport aux pésanteurs de certaines de nos coutumes. Les Curés ont tout intérêt à laisser s'exprimer les jeunes gens en présence de leurs parents ou initier un dialogue à ce niveau pour une catéchèse beaucoup plus contextuelle ou inculturée. Dans la Cité d'Inongo, rares sont les mariages célébrés dans nos Eglises. beaucoup de nos chrétiens vivent une situation de fait. Ils s'installent avec un conjoint ou une conjointe et bientôt le provisoire prend le relais sur le définitif. Ou qui dit mieux, l'habitude finit par revêtir le cadre naturel d'une vie normale, partagée à deux.
Seule une pastorale de proximité réussit quelque peu à sortir nos chrétiens de cette situation d'ambiguité et les aide pour ainsi dire à prendre le chemin ou à faire le choix d'un engagement définitf par un consentement libre et responsable de soi-même et d'autrui.
L'archidiocèse de Kinshasa a fait du pas dans les groupes initiatiques de formation tels les " Bilenge ya mwinda ", le " Mouvement familial " ou le " Foyer Chrétien" comme dans le Diocèse d'Inongo. Les couples s'observent et se voeint à travers le miroir des autres. De là sont nées les expressions du genre " Libala Mwinda ", " Libala Bosembo ", " Libala Bolingo " contre les infidélités croissantes ou les divorces, la polygamie voire certains abus provenant de la Coutume ou de la Modernité. Les amis ou les collègues de groupes ou des associations constituent comme des garde-fous; ils sont des aides précieuses. Aidés d'un aûmoniers, chaques couple, chaque conjoint donne le meilleur de lui-même pour une meilleure participation à la pastorale d'ensemble. Sans cette stratégie pastorale, nous courons bien le risque de vivre l'expérience de premiers chrétines qui retardaient le baptême jusqu'au lit de mort. Baptisés dans l'enfance, la plupart des chrétiens seraient tentés aujourd'hui et de plus en plus à se plaire dans une pratique extrême du sacrement de mariage.
Abbé Jef BELEPE, Recteur.-

jeudi 2 avril 2009

LE BEACH D'INONGO EN PASSE DE DEVENIR COMME LE BEACH DE KINSHASA

Les congolais un peu partout ont cette magie de transformer tous les espaces de vie ou leur environnement à l’image de ce qui se passe à Kinshasa, un modèle qui inspire pas mal de jeunes opérateurs économiques surtout ceux qui oeuvrent mal dans l’arrière pays. Face à la situation économique désastreuse que nous connaissons dans notre pays, la débrouillardise bat son plein. C’est désormais le maître mot. L’esprit d’entreprenariat gagne du terrain. Nous rencontrons les adeptes de cette nouvelle religion pratiquement la tranche d’âge qui se situe entre 25 et 35 ans. C’est dans cette catégorie que nous rencontrons facilement les trafiquants ambulants, les vendeurs des carburants communément appelés « Kaddafi », allusion faite ici au leader politique et homme d’Etat lybien, exploitateur du pétrole dans son pays, des réparateurs de rues, des commissionnaires, des responsables des Agences d’affrètement des colis en destination de Kinshasa ou en provenance de cette même Capitale, des armateurs des baleinières, des opérateurs dans des Agences des phonies pour les transferts d’argent. Bref, il naît dans notre pays une « culture du sauve qui peut » ou des jeunes se jettent à corps perdu dans des activités rentables ou réputées telles quelles, pourvu qu’ils arrivent à nouer, grâce à elles, les deux bouts du mois à partir des petites économies qui réalisent.

C’est grâce à cela qu ‘ils tiennent le coup soit en faisant soigner les leurs, en payant les frais scolaires de leurs enfants, en nourrissant leurs parents et en s’organisant dans la vie pour tout ce qui a trait au logement, à l’habillement, à la santé, à la scolarisation des enfants ou simplement à bien manger. Le pire dans tout cela, c’est que les congolais aiment évoluer dans l’informel…Ils ne parviennent jamais à s’organiser ou à créer quelque chose de sérieux comme un investissement à long, moyen ou court terme. C’est toujours des histoire qui sont montées comme à la-va-vite. Et on ne s’étonnera guère que celles-ci disparaissent comme elles sont nées. Sans rien de consistant ! Nombre de gens aiment à évoluer en dehors des structures officielles établies. Qui pis est, c’est auprès des Autorités politico-administratives sensées réglementées ce genre d’entreprise qu’ils trouvent des documents pour continuer allégrement et sans être inquiéter leur débrouillardise. Nul n’aimerait comprendre que de telles initiatives finissent par prendre le relais de l’Etat qui n’existe plus ou qui ne se soucie guère du bien-être de sa population. Le langage est en lui-même révélateur. On ne va pas loin, on ne vise pas la qualité, il n’y a aucune performance, aucune concurrence. Le langage courant et bien connu, c’est l’expression « Demi-terrain ». Juste quelque chose pour vivre ou faire vivre les autres.

Il n’est plus rare d’observer que le beach d’Inongo se transforme en un espace favorable et bien indiqué pour ces petits négoces. Le poissons et surtout le manioc se vendent à même le sol au mépris de règles élémentaires d’hygiène. Les services d’hygiène sont quasiment inexistants. Ou s’ils existent, ces derniers éprouvent d’énormes difficultés pour faire régner l’ordre. Eux tous sont rivés à des lendemains incertains face à la crise économique généralisée. Ils vivent également dans ou grâce à ce réseau informel. Comme on peut s’en rendre compte, les tenants de cette nouvelle philosophie ignorent tout des stratégies pour bien réussir dans la vie. Ils se donnent eux-mêmes des normes d’action et n’ont qu’un seul objectif, réussir à tout prix. Ils n’ont de compte à rendre à personne , même pas à l’Etat qui organise ses services pour prélever des taxes pour ce genre d’activités. Ils bénéficient ainsi d’une chaîne ininterrompue des complices même dans la haute sphère de l’Administration publique. Les différents services et bureaux basés tout au long de différents beachs de nos cités riveraines sont l’arbre qui cachent la forêt. Ils ne sont que le dernier chaînon d’une structure qui vole l’Etat et l’empêche d’être fort et organisé . Il est grand temps que les congolais arrivent à s’organiser autrement pour ne pas mourir de faim dans un pays qui regorge tant de potentialités naturelles. Le beach d’Inongo, au Centre du Distrcit et de la future Province du Mai-Ndombe devrait refléter plutôt l’image d’un port d’où sont embarqués des produits destinés à l’exploitation tels les bois, les poissons, les maniocs, la viande, les légumes, les fruits, les bananes, bref, tout ce qui rend agréable un séjour rêvé au Mai-Ndombe. C’est là que devraient se deverser tout ce qui est difficile à trouver ici chez nous au Mai-Ndombe, tels des produits manufacturés en provenance de Kinshasa ou d’autres régions de la RDC. Avec une bonne reglementation, les bénéficient d’un tel trafic vont tout droit dans les déniers publics au lieu d’attérir impunément dans les poches des individus.

C’est bien en face de ce scandale inacceptable que nous déplorons la situation économique de la Cité d’Inongo. Le beach de Nkolenzoba s’est transformé au fil des années et des générations à un port de destination pour tous les denrées alimentaires, dans des embarcations de fortune, le bac du Lac Mai-Ndombe étant en réparation à Kinshasa. Tôt le matin, des groupes des mamans se ruent au beach à la recherche des chikwabgues et des sacs de fufu provenant très loin des villages environnants de Bokopo et Tolo dans la Lukenye. Plutôt qu’un effort de débrouillardise, cette situation sonne le glas d’une période de disette à venir. Ce spectacle en est bien le signe des temps. Le Mai-Ndombe, site aux réserves inépuisables et inépuisées est en passe de devenir une zone rouge non par la violence des conflits armés comme à l’Est de la RD-Congo mais bien par la paresse des autochtones incapables de survenir à leurs besoins les plus élémentaires. C’est la cause actuellement de la flambée des prix des denrées sur le marché, le vol, l’arbitraire de certains chefs, le découragement de bon nombre des paysans et des éleveurs, le règne de la fraude.

Nous en appelons à la conscience morale des ressortissants du Mai-Ndombe et au patriotisme des décideurs politiques pour que soient votés en priorité des projets agricoles où nos paysans bénéficieront des crédits consistants pour de nouveau labourer la terre, la cultiver sans répit pour connaître encore les beaux vieux temps où la chikwangue se rencontrait à tous les coins de rue et que chacun pouvait manger à sa faim sans avoir à regretté ou à maugréer sur la qualité de ce qui est vendu sur le marché.

Aujourd’hui beaucoup de nos enfants sont kwashiorkorés pour cause d’insuffisance alimentaire. De grands internats comme l’Intosa ou le Lycée Bondeko sont vidés de leurs internes pour raison de nourriture insuffisante. Beaucoup d’enfants internes n’arrivent pas à manger à leur faim. Les frais d’internat sont désormais exorbitants comparativement aux prix élevés des denrées alimentaires. Ces internats conçus pour abriter aussi bien les enfants des pauvres que des riches ne font plus l’affaire que de seuls parents riches ou pour ceux qui parviennent encore à consentir d’énormes sacrifices pour faire étudier leurs enfants.

La décentration du Congo passe d’abord par un changement des mentalités, par une nouvelle culture politique à acquérir par à coup des slogans mais comme par à-coup, c’est-à-dire en améliorant notre environnement socio-politique par des micro-projets ou par des initiatives locales pour une gestion communautaire et participative de la chose publique. Ceci suppose, bien entendu, qu’on a formé la population à ces nouvelles réalités ou qu’on a sévi contre des anti-valeurs, les tracasseries politico-administratives ou contre l’égoïsme et la cupidité de certains dirigeants. L’esprit d’entreprenariat ne peut être encouragé que par des lois qui respectent la propriété privée et garantissent en même temps la libre circulation des personnes et des leurs biens.

Abbé Joseph BELEPE.-




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IN MEMORIAM

" venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le poids du fardeau, et moi je vous procurerez le repos..." (Matthieu 11,28 ).
Ces paroles du Christ, nous les avons prononcées et reprises à notre propre compte à l'occasion du décès inopiné de cher petit garçon et enfant chéri Fulgence KEBIO, fils de notre cher Etudiant Pasteur Faustin MOPAYA BALANDE qui nous a quitté Lundi dernier 30 Mars 2009 ici à Inongo.
Devant ce triste évènement, qui vient ainsi encore allonger la liste noire des décès enregistrés depuis le début de cette année académique, notre coeur à nous tous était, à nouveau, plein d'amertume et des souvenirs douloureux. Nous étions tous comme Job prisonniers du malheur qui nous frappait et qui avait ainsi pour dire, arbitrairement et sans raison, aucune choisi son camp. La mort frappait de nouveau dans notre porte. Et nous étions désemparés à en constater désespéremment les méfaits et les dégats.
Pour mémoire, rien ne présageait à l'avance que nous connaîtrons l'irréparable lorsque l'etudiant Faustin s'étaient présenter avec son fils pour demander un bon pour les soins médicaux. L'état de l'enfant ne laissait transparaître aucun signe d'un mal pernicieux. Comme d'habitude, nous pensions bien à u malaise de passage dû au climat actuel de grippe généralisée et surtout chez les tout petits, bébés nouveau-nés, enfants en bas âge ou mêmes chez les femmes qui allaitent. Bref, un épidémie de fièvre qui n'épargne personne. Le manque des soins ou la simple négligence dans la prise des médicaments compliquent sans coup férir la situation à certains importunés. Nous croyions ainsi nous tirer d'affaires et ainsi protéger les nôtres à chaque nouveau cas...
Le petit Fulgence nous surprendra par le cas qui fut le sien. Notre surprise fut d'autant plus grande qu'il s'agit bien du tout premier cas de décès que nous enregistrons depuis que nous avions de nouveau ouvert les portes de notre Institut.
En effet, amené aux soins au Centre de santé de Likwangola, dès vendredi 27 Mars 2009, par son père,tout allait pour le mieux pour le petit Fulgence, après des examens passés dans ce même centre. Mais voilà que Dimanche matin, alors que la Communauté paroissiale se trouvait à l’Eglise pour la messe dominicale, les Etudiants furent alertés par un infirmier du Centre de Likwaongola qui leur apprendra que l’enfant avait été transféré à l’HGR/Inongo pour une crise anémique. Tous s’étaient rendus à l’Hôpital pour assister leur camarade. Toute la journée de Dimanche, l’enfant présentait des signes inquiétants : il ne mangeait pas et s'affaiblissait de plus en plus; les infirmeirs avaient beau chercher des veines pour la transfusion, ce fut peine perdue. La nuit durant, ceux-ci avaient multipliaientt d'autres essais qui furent soldés par des échec. Le Dr Louis Ntwali, Médecin directeur dans cette formation hospitalière, avait également veuillé au chevet de l’enfant malade. Le matin du Lundi 30 Mars 2009, la situation allait de mal en pis. C’est ainsi que le Chef de promotion viendra trouver le recteur en pleine récollection au Centre d’accueil d’Inongo avec ses confrères prêtres en ce temps de Carême. L’Abbé recteur n’hésitera pas un seul instant à tout arrêter pour voler au secours du mourrant. Accompagné de l’abbé Econome Monshengwo, ils se rendront tous deux, à bord de la Jeep de l'economat à l'Hôpital où était interné l’enfant avec ses parents. Devant des infirmiers qui, dans leurs blousons, s’acharnaient à trouver le remède miracle pour sauver notre enfant, le Recteur comprendra très vite que l’enfant n’avait que de maigres chances pour survivre. Son anémie avait atteint des proportions irréversibles. C’est ainsi que,vers la fin de la matinée de ce jour triste, la nouvelle de son décès nous sera confirmée par les infirmiers, après avoir pratiquement tout tenté pour le sauver. C’est avec des cris stridents et en sanglots que sa mère se rendra à l’évidence.

Comme Job, nous avons béni le Nom de l'Eternel qui sait comment donner à l'homme et sait toujours comment en temps voulu disposer autrement de ses dons inestimables. Nous avions supplié toujours l'Eternel de nous ouvrir les yeux aux merveilles de Son immense Amour...
La veillée mortuaire a été orgainsée au domicile même de l'Etudiant. Une chorale de la paroisse avait été invitée pour animer dans la soirée. Les prières et les exhortations de nos chrétiens venus au nom de leur CEV ( Communautés Ecclésiales Vivantes ) ont ponctué de temps en temps cette nuit longue comme un jour sans pain.
A l'aube, ce mardi 31 mars 2009, aux environs de 9 h 00, une Eucharistie des funérailles fut célébrée pour le repos de Fulgence KEBIO pour le repos de son âme. Nous avions prié la Vierge, Notre Dame consoltrice des affligés pour l'accueillir dans le paradis de son Fils. Quant à Saint Pierre, l'Apôtre chargé des pouvoirs de clefs, qu'il l'improvise carrément auprès du Christ, l'Agneau Immolé et Ressuscité qui donne la Vie. Qu'i donne la Vie à tous nos frères défunts.
C'est au cimétière d'Inongo que nous avions conduit le petit Fulgence comme à sa dernière demeure où il pourra s'endormir en "paix " avec tous nos frères qui sont morts dans la foi en la résurrection des morts. Puisse son âme se reposer en paix! Au moment où nous couchons ces lignes, la Sr Infirmière marie-christine est déjà chargée des examens médicaux pour les deux parents éprouvés. Il est question de tester leur compatibilité au niveau de leur sang. De tels examens sont toujours conseillés aux jeunes couples bien avant leur mariage. Deux de leurs enfants présentent déjà des symptômes d'anémie récurrentes. Ils sont actuellement en observation chez les médecins de l'HGR/Inongo.
Abbé Recteur.-
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